Le terme LGBT-phobies, un peu barbare, est construit par l’agrégation de quatre « phobies » : la lesbophobie, l’homophobie, la biphobie et la transphobie.

 

Il s’agit d’une forme de racisme qui part du postulat qu’une personne hétérosexuelle bénéficierait d’un statut supérieur aux personnes LGBT. Cette théorie reste très présente dans l’inconscient collectif, portée par le fait que dans certains domaines, citoyen.ne.s hétéro et citoyen.ne.s LGBT n’ont pas encore les mêmes droits.

Chaque victoire sur l’inégalité a été l’occasion de l’expression et de la diffusion de nombreuses paroles et idées LGBT-phobes, et chaque élection nationale voit resurgir des propositions visant à revenir sur certains des droits acquis par les personnes LGBT.

 

Les manifestations de LGBT-phobies se font selon tout un éventail de nuances, allant par exemple de la blague sur les « pédales », en passant par les insultes, les coups, et pouvant aller jusqu’au meurtre. Ces phobies pourraient être définies et déclinées sous trois aspects :

les lgbt-phobies

La LGBT-phobie « culturelle »

C’est sa forme la plus répandue et la plus inconsciente. Elle fait partie du quotidien et n’est quasiment jamais dénoncée quand elle se présente. Ses manifestations commencent par le fait de considérer que l’homosexualité est « tolérable », qu’elle peut être « avouée », à l’image d’une faute. Ce sont également toutes les insultes dans les cours de récréation ou les stades qui associent les homosexuel.le.s à des humains inférieurs et méprisables.

Cette LGBT-phobie repose sur une accumulation d’idées reçues, de croyances et de préjugés difficiles à faire évoluer. Notamment parce que parfois les personnes qui les véhiculent n’ont – en toute bonne foi – aucunement l’impression de manifester un comportement LGBT-phobe.

La LGBT-phobie « théorisée »

Elle est fondée sur des thèses religieuses, politiques ou prétendument scientifiques, qui affirment que les homosexuel.les représentent un danger pour l’équilibre des sociétés humaines.

Cette forme de LGBT-phobie très violente ne repose sur aucune vérité, mais elle n’hésite pas à s’appuyer sur des clichés et parfois sur ce qu’elle nomme des « études scientifiques » pour diaboliser les lesbiennes et les gays. Ainsi, elle combat l’homosexualité en prétendant guérir ce qui n’est pas une maladie, milite pour l’exclusion des homos, et peut aller jusqu’à appeler à leur élimination. C’est ce qui a conduit à la déportation et à l’élimination d’un certain nombre d’homosexuels sous le régime nazi.

La LGBT-phobie « intériorisée »

Les lesbiennes, les gays, les bisexuel-le-s comprennent leur « particularisme » le plus souvent à la puberté. Cette découverte est parfois difficile, car, depuis leur plus tendre enfance, ils grandissent dans un environnement qui fait peu référence à l’homosexualité. Ainsi, dans leur famille ou à l’école, ils et elles subissent les LGBT-phobies culturelles et théorisées, et les intègrent. Cette intériorisation s’explique par la difficulté de chaque individu à s’affranchir de tout ou partie de son éducation et de ses influences passées, et cette difficulté se traduit parfois par une dévalorisation et une perte d’estime de soi qui peut mener au suicide. Selon des études concordantes, les adolescents LGBT ont de 7 à 13 fois plus de risque suicidaire que leurs camarades hétérosexuels.

diversité

les  signataires s’engagent pour une société respectueuse des personnes, dans la richesse de leurs diversités.

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